
C’est désormais officiel. Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, ancien président du Burkina Faso, a quitté sa résidence du quartier Lomé 2 le vendredi 16 janvier, à la suite d’une procédure judiciaire engagée à son encontre.
Selon des sources concordantes, l’ancien Chef de l’État, renversé lors du coup d’État conduit par le capitaine Ibrahim Traoré, a été présenté devant un juge de la Cour d’appel, lequel a statué sur son sort en accédant à la demande d’extradition formulée par l’État burkinabè.
Paul-Henri Sandaogo Damiba est accusé d’avoir fomenté plusieurs tentatives de coup d’État depuis l’extérieur du Burkina Faso. La plus récente tentative, dans laquelle son nom est cité, remonte au 3 janvier 2025, selon les autorités de Ouagadougou.
Le samedi 17 janvier, l’ancien président déchu a été escorté par des militaires jusqu’à l’aéroport, en vue de son transfert. La destination finale de ce déplacement demeure inconnue à ce stade.
A-t-il été emmené à Ouagadougou ?
Pour l’heure, ni les autorités Burkinabès ni les autorités Togolaises n’ont communiqué officiellement sur le pays de destination ou confirmé les modalités exactes de cette extradition.
Cette affaire, suivie de près par l’opinion publique et les observateurs politiques de la sous-région, marque une nouvelle étape dans les relations sécuritaires et judiciaires entre les États ouest-africains, dans un contexte régional déjà marqué par de fortes tensions politiques.