
Les Chefs d’États et de gouvernements des pays membres de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se sont réunis à Abuja à l’occasion du 68ᵉ sommet ordinaire de l’organisation, dont les travaux ont pris fin ce dimanche 14 décembre.
Cette session de haut niveau a été largement dominée par les questions de stabilité politique et de sécurité régionale, avec une attention particulière portée à la situation en Guinée-Bissau, confrontée à un coup d’État survenu, il y a moins d’un mois. Les dirigeants ont également évoqué la tentative de coup d’État déjouée au Bénin, soulignant la persistance des menaces contre l’ordre constitutionnel dans la sous-région.
Le Chef de l’État Sierra-léonais Julius Maada Bio président en exercice de la CEDEAO, a fermement condamné le coup d’État en Guinée-Bissau. Il a exigé un retour immédiat à l’ordre constitutionnel, avertissant que toute transition ne saurait être tolérée que si elle est exceptionnellement courte et strictement encadrée.
Il a, par ailleurs, salué l’intervention rapide de la force en attente de la CEDEAO, déployée au Bénin afin de sécuriser les institutions après une tentative de déstabilisation du pouvoir en place. Une action qu’il a qualifiée d’exemple de solidarité régionale efficace.
« La sécurité n’est pas seulement une obligation militaire. Elle est un impératif humain essentiel à la protection des familles, des moyens de subsistance et de la dignité de nos citoyens », a-t-il déclaré dans son discours.
Sur le plan institutionnel, le sommet a également été marqué par la désignation du Sénégal pour assurer la conduite de la Commission de la CEDEAO. Le président Sénégalais Bassirou Diomaye Faye aura la responsabilité de proposer le nom du successeur de Dr Omar Alieu TOURAY, dont le mandat arrive à expiration, pour la période 2026-2030.
À travers ce sommet, la CEDEAO réaffirme sa volonté de défendre la démocratie, la stabilité et la gouvernance constitutionnelle, face aux défis sécuritaires et politiques persistants en Afrique de l’Ouest.